Pas d’explosion des contre-visites après la réforme du contrôle technique

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Contrairement à ce que tout le monde attendait, il semble que la réforme du contrôle technique règlementaire, mise en place le 21 mai dernier, n’a pas fait exploser le nombre de contre-visites.

Ainsi, d’après le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA), depuis cette date, le taux de contre-visites stagne autour de 22% en moyenne dont 1,5% pour défaillance critique. En comparaison, à la même époque l’année dernière, le même taux était de 20,3% dont 1,4% pour défaillance critique.

Pourtant, le nouveau contrôle technique est bien plus strict que l’ancien, portant maintenant sur 610 défaillances contre 410 pour l’ancien.
Quand une défaillance critique est notée sur un véhicule, ce dernier est immobilisé sur son lieu de réparation et son propriétaire a deux mois pour le présenter réparer avec interdiction de rouler jusque là.

« Ces chiffres sont donc très éloignés des prévisions alarmistes annoncées par certains avant l’évolution du contrôle technique », indique le CNPA. « Des communications sur des taux de contre-visite atteignant 40 % ont contribué à alimenter la panique des automobilistes ; panique qui s’était traduite par un engorgement des centres et une fréquentation en hausse de 61 % sur le mois d’avril dernier ».

Ces chiffres s’expliquent notamment par le fait que de nombreux automobilistes avaient anticipé la réforme et présenté leur véhicule au contrôle technique avant la date fatidique. D’autres, dont le véhicule était en trop mauvais état, se sont sans doute aussi repliés sur la prime à la conversion et n’ont pas présenté leur véhicule.
On peut en effet rappeler que depuis le 1er janvier 2018, tout automobiliste échangeant un véhicule diesel d’avant 2001 ou un véhicule essence d’avant 1997, reçoit une prime de 1000€ minimum.

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