Un indice de réparabilité pour lutter contre l’obsolescence programmée

Suite à la mise en œuvre de la feuille de route pour une économie circulaire, lancée le 23 avril dernier par le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire, un “indice de réparabilité” sera appliqué pour les produits électroniques et électroménagers afin de lutter contre l’obsolescence programmée. L’objectif est de réduire l’utilisation de matières premières et l’impact environnemental de cette consommation.

L’indice sera appliqué à partir du 1er janvier 2020 et sera basé sur dix critères, délivrant une note sur 10. Le gouvernement espère ainsi lutter contre une tendance de la société actuelle : le fait de “remplacer rapidement de nombreux équipements et appareils du quotidien au profit de nouveaux produits neufs, quand bien même beaucoup d’entre eux pourraient encore rendre des services” comme l’explique Brune Poirson, secrétaire d’état à l’écologie.

Le nouvel indice devra obligatoirement être affiché sur les produits électroménagers et électroniques. Il sera élaboré suite à l’étude un “groupe de travail” qui a été lancée “la semaine dernière” a détaillé la secrétaire d’état. L’obsolescence programmée est déjà considérée comme un délit depuis 2015 et est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 300 000€.

D’après une étude réalisée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et publiée en septembre 2017, les français changent “de téléphone portable en moyenne tous les 2 ans alors que dans 88% des cas, ils sont encore en état de fonctionner. Il existe une véritable obsolescence perçue des consommateurs par rapport à leur téléphone, liée à des facteurs psychologiques et sociaux : attrait pour les dernières nouveautés, effet de mode… Les fabricants et les opérateurs de téléphonie mobile entretiennent cette obsolescence ressentie à coups de publicités et d’offres promotionnelles alléchantes.”

 

 

 

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