RGPD : Google et Facebook font déjà l’objet d’une plainte

Seulement un jour après la mise en place du RGPD, Facebook et Google font déjà l’objet de la première plainte officielle pour non respect de la loi. Sur quatre plaintes, qui concernent Facebook, Instagram, WhatsApp et le système d’exploitation Android de Google, l’organisation européenne des droits des consommateurs Noyb soutient que les entreprises ont forcé les utilisateurs à accepter de nouvelles conditions d’utilisation, en violation de la loi.

Max Schrems, président de Noyb, a déclaré : « Facebook a même bloqué les comptes d’utilisateurs qui n’avaient pas donné leur consentement. Finalement, les utilisateurs n’ont que le choix de supprimer leur compte ou de cliquer sur le bouton « J’accepte » – ce n’est pas un libre choix, cela me rappelle plus le processus d’élection en Corée du Nord ».

Le RGPD, pour Règlement général sur la protection des données, est entré en vigueur le 25 mai et a pour objectif de mieux protéger l’utilisation des données personnelles au niveau européen.

Si les géants d’Internet comme Facebook et Google ont multiplié les annonces concernant leur changement de leurs règles de confidentialité pour se mettre en conformité avec le RGPD, selon Max Schrems ils ont fait l’impasse sur les règles concernant la collecte de données et le consentement des utilisateurs. En menaçant les utilisateurs de supprimer leurs comptes s’ils n’acceptent pas les nouvelles politiques de confidentialité, cela revient à les obliger à un « consentement forcé ».

C’est ce que dénonce Max Schrems et son groupe Noyb. Si la plainte aboutit et que les entreprises visées sont sanctionnées, elles pourraient encourir une amende de 4% de leur chiffre d’affaires soit 1,3 milliard d’euros chacun pour Facebook, Instagram et WhatsApp ; et 3,7 milliards d’euros pour Google.

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